Les nombreux sondages réalisés préalablement à la conception du projet avaient ainsi montré un sous-sol en craie recouvert d’alluvions de différentes tailles (dépôts de sables, graviers et limons). Un sous-sol composite donc, qui allait entraîner naturellement des remontées d’eau lors du remplissage du casier. Seine Grands Lacs a anticipé ces phénomènes en construisant des fossés extérieurs en pied de digue, avec des puits de décompression, permettant de drainer cette eau de manière sécurisée.
Toutefois, la mise en eau test de l’hiver 2025 a mis en évidence que le sous-sol était localement plus hétérogène et disparate qu’escompté. Des phénomènes de remontées d’eau s’effectuant localement à des vitesses plus importantes que prévu ont ainsi été observés à certains endroits dans les fossés extérieurs.
Si aucun risque ou dommage n’a été constaté, il en est ressorti la nécessité d’interrompre la mise en eau test et d’étudier davantage le sous-sol aux endroits identifiés afin de pallier le phénomène.
C’est pourquoi Seine Grands Lacs a réalisé des études supplémentaires pour préciser les études du sous-sol initiales et définir des travaux complémentaires adéquats sur la digue. Pour cela, Seine Grands Lacs s’est appuyé sur plusieurs bureaux d’études spécialisés et sur le CEREMA, l’organisme public français expert en risques et en environnement.
Suite à ces études, il a été acté de :
- Créer et/ou prolonger des barrières imperméables (écrans étanches) sur certains tronçons de la digue ;
- Améliorer le dispositif de drainage des fossés extérieurs en pied de digue avec des matériaux filtrants et drainants ;
- Créer des puits de décompression supplémentaires en pied de digue.
Ces travaux ont commencé en juin, pour une durée prévisionnelle de 7 mois. Ils s’inscrivent dans une démarche proactive visant à garantir la fiabilité et la sécurité de l’ouvrage sur le long terme.
Il sera ensuite nécessaire de tester l’ouvrage à sa capacité maximale (10 millions de m3). Cette mise en eau test interviendra une fois les travaux complémentaires finalisés et contrôlés, en 2027, en fonction des niveaux d’eau en Seine.
Une gouvernance renouvelée dans une continuité de dynamique partenariale
L’ensemble de ces actions a permis de consolider un modèle inédit de solidarité amont-aval réciproque, notamment grâce au travail conduit avec les collectivités gemapiennes, les chambres d’agriculture et les partenaires institutionnels. La nouvelle gouvernance compte bien œuvrer dans le prolongement de cette dynamique partenariale, saluée par l’ensemble des acteurs du bassin.