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Baisse des débits de la Seine, de la Marne, de l’Aube et de l’Yonne et sécheresse : Seine Grands Lacs augmente les apports d’eau depuis ses lacs-réservoirs

À la suite d’un printemps sec, Seine Grands Lacs a engagé dès le 2 juin 2026, avec près d’un mois d’avance sur le calendrier habituel, le déstockage progressif de l’eau de ses lacs-réservoirs afin de soutenir les débits de la Seine, de la Marne, de l’Aube et de l’Yonne. La vague de chaleur intense observée fin juin a ensuite accentué la baisse des débits, conduisant l’établissement à augmenter ses apports pour préserver les milieux aquatiques, garantir la continuité des usages et protéger la population.

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Dans un contexte hydrologique tendu, marqué par un printemps sec et une vague de chaleur intense fin mai, Seine Grands Lacs a engagé dès le 2 juin 2026 la phase de déstockage des eaux de ses lacs-réservoirs, avec près d’un mois d’avance sur le calendrier habituel. Comme chaque année, cette phase vise à maintenir des débits suffisants dans la Seine, la Marne, l’Aube et l’Yonne, afin de préserver les milieux aquatiques et les usages à l’aval : l’alimentation en eau potable, le fonctionnement des stations d’épuration, la navigation, les activités économiques, et le bon fonctionnement installations stratégiques comme la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine…

À la fin de la période de remplissage, au 2 juin, les quatre lacs exploités par Seine Grands Lacs (Der, Orient, Amance-Temple et Pannecière) stockaient 710 millions de m³, soit un taux de remplissage de 90 %. Ce niveau est estimé favorable pour maintenir des débits suffisants dans les rivières ; malgré un remplissage ralenti au printemps et une baisse généralisée des débits sur l’ensemble du bassin.

La vague de chaleur intense qui a frappé le bassin de la Seine pendant plus de 10 jours fin juin a intensifié la baisse des débits observés fin mai 2026. Pour pallier cette nouvelle baisse, Seine Grands Lacs a augmenté à deux reprises, les 22 et 25 juin, les débits de déstockage de ces lacs, les doublant. Sans les apports anticipés des lacs-réservoirs, les débits naturels de plusieurs cours d’eau auraient d’ores et déjà atteint depuis longtemps et plus largement des valeurs franchissant certains seuils d’alertes et de crise à l’origine de restrictions d’usage, comme actuellement sur certains tronçons de l’Yonne. Sur cette dernière, il est important de préciser que les capacités du lac de Pannecière en matière de soutien des débits sont limitées du fait de son volume, dix fois plus petit que les autres lacs cumulés. Tout en étant attentif aux demandes des usagers et de l’État, il s’agit de tenir sur la durée, de garantir un débit minimum en rivière pour préserver la biodiversité et les usages, et de garantir l’alimentation de la rigole du Nivernais permettant d’alimenter le canal de Bourgogne géré par Voies Navigables de France (VNF). Ainsi, au vu des très faibles débits constatés sur l’Yonne en amont, Seine Grands Lacs a de nouveau augmenté ce jour, le 2 juillet, les apports provenant du lac de Pannecière, afin de revenir à des débits satisfaisants.

A noter que la vague de chaleur fin juin a engendré également une très forte évaporation des eaux des lacs (~5m3/s sur le lac du Der, 2,5 m3/s sur les lacs d’Orient et d’Amance-Temple, soit l’équivalent d’une piscine toutes les 7 secondes).

Cette gestion se veut à la fois anticipée, concertée et prudente. Elle est conduite en lien étroit avec l’État, les collectivités, l’agence de l’eau Seine-Normandie, les grands usagers et les syndicats de rivière. L’objectif est de soutenir le débit des cours d’eau sans compromettre la disponibilité de la ressource si la situation de sécheresse que nous connaissons actuellement devait se prolonger durant l’été et l’automne.

Les ouvrages stockent 662 millions de m³ d’eau au 2 juillet, soit un taux de remplissage de 84 % de leur capacité normale. Ce niveau de remplissage est toujours considéré comme satisfaisant. En cas de sécheresse sévère et tardive, le renforcement des tranches de réserve de 62 millions de m³ sur les lacs du Der et Amance-Temple permettra, si nécessaire, d’assurer un débit moyen de soutien des débits de 30 m³/s entre le 1er novembre et le 15 décembre, contre 14 m³/s prévus dans les règlements d’eau.  

 

Seine Grands Lacs demeure ainsi pleinement mobilisé pour garantir la continuité des usages, préserver les milieux aquatiques et accompagner les territoires face aux effets de la sécheresse.  

Dans ce contexte, Seine Grands Lacs s’associe à l’appel à la vigilance lancé par les services de l’État : chaque usager est invité à limiter sa consommation d’eau et à éviter toute utilisation non indispensable. De même, l’établissement les invite à suivre les restrictions d’usage édictées par l’État sur les territoires concernés.  

 

Pour suivre en temps réel les données hydrologiques des lacs-réservoirs, rendez-vous sur : https://www.seinegrandslacs.fr/quatre-lacs-reservoirs-au-coeur-dun-bassin