Cette dynamique repose sur un principe fort : la solidarité territoriale réciproque entre l’amont et l’aval, les territoires ruraux et urbains. Seine Grands Lacs pilote le programme à l’échelle du bassin versant, en apportant un appui technique et financier : identification des sites, accompagnement des maîtres d’ouvrage, animation du dialogue territorial. Les collectivités compétentes portent les projets localement, tandis que l’agence de l’eau Seine-Normandie finance jusqu’à 80 % des travaux. Grâce au produit de la taxe GEMAPI, porté à 50 M€ en 2026, la Métropole du Grand Paris soutient financièrement Seine Grands Lacs dans cette politique ou contribue également directement à certains projets.
Le succès de cette politique repose aussi sur un contrat de confiance avec les chambres d’agriculture et les agriculteurs, dont les parcelles accueillent une grande partie des ZEC. Les agriculteurs qui acceptent que leurs terres soient à nouveau inondées ou sur-inondées pour protéger les territoires en aval bénéficient d’un accompagnement technique et financier. Des conventions ont ainsi été signées avec plusieurs chambres d’agriculture, notamment en Île-de-France, dans la Marne, l’Aube, le Loiret et l’Yonne.
Dans le Châtillonnais, le partenariat entre Seine Grands Lacs, la Métropole du Grand Paris et l’association Eau et agriculture durable du Châtillonnais illustre concrètement cette démarche. Un soutien de 10 millions d’euros sur dix ans permet ainsi de financer des paiements pour services environnementaux. À ce jour, 55 exploitations agricoles ont été accompagnées, 2,2 millions d’euros versés et plus de
1 100 hectares mobilisés.