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La biodiversité autour des grands lacs de Seine

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17/09/2015 Presse

Mathaux, le 17 septembre  2015  – Les sessions de suivi de la biodiversité engagé depuis 2014 sur les grands lacs de Seine en partenariat avec le muséum national d’histoire naturelle et la ligue de protection des oiseaux de Champagne-Ardenne feront l'objet d'un premier bilan à l'initiative de l'EPTB Seine grands Lacs ce jeudi de 14h à 16 dans ces bureaux à Mathaux.

Une démarche valorisante et valorisée nationalement

Ce programme de suivi de la biodiversité a été initié par le muséum d’histoire naturelle à travers le suivi de différents groupes indicateurs de l’état de santé de la biodiversité (papillons, insectes pollinisateurs, ver de terre…). Ce programme de suivi intitulé « vigie nature » permet d’établir un état de la santé de l’environnement à l’échelle nationale à travers ce réseau de volontaires. L’EPTB a proposé aux agents d’entretien de s’inscrire dans la démarche et de suivre quelques parcelles de prairies. Cet inventaire papillon selon le protocole du muséum sert à renseigner une base de données nationale et renseigner les agents d’entretien sur les effets des différentes pratiques d’entretien (fauche, gyrobroyage, tonte).

Des changements de pratiques

L’EPTB Seine Grands Lacs s’est engagé dans la mise en œuvre d’une politique environnementale exemplaire en proposant des changements de pratiques d’entretien de ces 2000 hectares d’emprises hors d’eau. Les 35 km de haies sont laissés libres ou taillés en fonction des usages des sites, les chemins de service, les enrochements côté lac ne sont plus désherbés chimiquement, les prairies sont fauchées tardivement pour permettre la reproduction des oiseaux et des fleurs… Ces orientations entrainent des bouleversements pour les équipes d’entretien qu’il convient d’informer, de sensibiliser et former.

Un Accompagnement des équipes d’entretien

Un cycle de formation a été engagé et plusieurs sessions ont été organisées sur des thématiques comme le développement durable ou la prise en compte des milieux aquatiques dans la conduite des opérations de travaux.

Après ces formations théoriques, des formations adaptées aux agents de terrain pour mesurer la biodiversité ont été proposées selon le concept des sciences participatives.

Le suivi de la biodiversité n’est plus réalisé par des spécialistes comme des botanistes, des ornithologues ou des entomologistes mais par des volontaires encadrés par des protocoles scientifiques adaptés.

Des résultats qui doivent être consolidés et confrontés

Le suivi des papillons en 2014 a permis de recenser 6 espèces différentes et 188 individus et d’observer également des différences entre les espaces entretenus en tonte (19 individus) ou fauchage tardif (60 individus). Toutefois, ces résultats pour avoir une réelle valeur scientifique devront faire l’objet d’un suivi plus long dans le temps. Les agents après leur formation sont donc autonomes et vont donc pouvoir poursuivre le travail initié. Ces initiatives se multiplient à travers la Champagne-Ardenne, la chambre d’agriculture de l’Aube viendra apporter son témoignage. Un réseau d’échange est en cours de constitution. La connaissance de la biodiversité ordinaire progresse.