Soutien d'étiage 2019 : le rôle des lacs-réservoirs

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29/08/2019 Sécheresse / Etiage Partager
Soutien d'étiage 2019 : le rôle des lacs-réservoirs

Soutien d’étiage

Le soutien d’étiage est une des missions historiques de l’EPTB Seine Grands Lacs. En restituant dans les rivières l’eau stockée dans les lacs-réservoirs pendant la saison hivernale, il permet le renforcement des débits de la Seine, de l’Yonne, de l’Aube et de la Marne.

Le soutien d’étiage permet le maintien de la qualité de l’eau et de nombreux usages tels que :

  • Les prélèvements industriels
  • L’alimentation en eau potable de l’agglomération parisienne
  • La navigation
  • L’irrigation des terres cultivables
  • Le refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

La campagne de remplissage des lacs-réservoirs a été très satisfaisante cette année: l’ensemble des quatre lacs-réservoirs stockait un volume de 776 millions de m³ début juin 2019, soit un taux global de remplissage de 96 %. Ce volume est déstocké progressivement jusqu’au 1er novembre pour atteindre un taux de remplissage minimum de 10 % (80 millions de m³). Le volume résiduel (hors tranche piscicole) peut être déstocké après le 1er novembre si la situation hydrologique le nécessite.

Action des lacs-réservoirs

Réglementairement, le soutien d’étiage démarre le 1er juillet. En juin 2019, les conditions hydrologiques étant fortement défavorables et associées ensuite à une période de canicule, le début des restitutions a dû être avancé entre le 11 et le 26 juin pour venir pallier le très fort tarissement des débits en rivière.
Au 26 août, 40 % du volume disponible dans les retenues au démarrage de la saison de soutien d’étiage a été consommé, avec des restitutions atteignant 65 m³/s depuis les quatre lacs-réservoirs.
Fin août, les stations de mesure principales situées sur les axes régulés de la Seine, l’Aube et la Marne en aval des lacs affichent des valeurs de débit satisfaisantes et au-dessus des seuils de vigilance.

L’effet des lacs n’intervient pas sur les débits des affluents tels que la Cure, le Serein, l’Armançon et la Vanne, dont les bassins ont franchi les seuils de crise et sont soumis à des restrictions d’usages (arrêtés sécheresse).
La situation hydrologique exceptionnellement sèche sur l’axe Yonne conduit à un placement des territoires de l’Yonne en aval de Pannecière sous les seuils d’alerte et d’alerte renforcée, malgré le soutien d’étiage réalisé depuis les retenues de Pannecière et la chaîne de la Cure. Le bassin de l’Yonne amont est quant à lui placé en alerte renforcée et les débits entrant dans la retenue sont historiquement bas.

La reconstitution présentée dans le graphique suivant permet d’illustrer l’effet des lacs-réservoirs sur le débit des cours d’eau, en comparant le débit qui aurait été observé en rivière sans soutien d’étiage (issue de reconstitutions sur la base de modélisations hydrauliques), aux seuils de vigilance imposant des restrictions d’usages. A Pont-sur-Seine, les restitutions ont ainsi représenté en août près de 85 % du débit observé dans la Seine.

 

Le même graphique réalisé à Paris-Austerlitz montre que les restitutions opérées par les quatre lacs-réservoirs représentent en août plus de la moitié du débit observé.

 

L’action des lacs a permis de maintenir les débits sur les stations des axes régulés de la Seine, de la Marne et de l’Aube au-delà des seuils de vigilance, permettant ainsi la continuité des usages sur l’ensemble de ces territoires.

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