Seine Grands Lacs lutte contre l’érosion de ses berges grâce au génie végétal

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08/03/2018 Environnement Partager
Seine Grands Lacs lutte contre l’érosion de ses berges  grâce au génie végétal

Poursuivant son objectif de préservation, de gestion et de valorisation de la biodiversité, l’EPTB Seine Grands Lacs a entrepris depuis 2014 des travaux de restauration de berges dégradées. Depuis, plus de 3500 mètres linéaires de rives ont été traitées.

Les berges des rivières, des canaux et même celles des lacs subissent une érosion naturelle souvent due au vent, aux vagues ou tout simplement aux mouvements de terrain. Cette érosion régressive entraîne basculements d’arbres, effondrements et autres glissements de berges, dégradant ces dernières de manière importante et empêchant parfois l’accès aux parcelles riveraines en amont. Face à ces désordres et fort de son expérience Seine Grands lacs a opté pour le génie végétal mis en œuvre par ses agents.

Pour les principales expériences de restauration de berges, trois techniques ont été utilisées : 

 

Bouturage de saules : Le but de ces plantations est de laisser le temps aux saules de s’enraciner afin de maintenir les berges, puis de les plaquer au sol afin qu’ils fassent de nombreux rejets (marcottage). Une fois enracinés, les saules maintiendront la berge et seront broyés régulièrement tous les ans.

720 mètres linéaires ont ainsi été traités.

Fascinage de saule sur la Barse : L’érosion régressive des berges de la Barse a engendré des effondrements qui n’assurent plus le maintien du chemin. L’opération est réalisée grâce à la technique du tunage qui consiste à installer une double rangée de pieux d’acacia avec fascines (peigne filtrant) et coco végétalisé sur les rives de la Barse. 

Gestion du couvert herbacé : l’entretien des berges se fait en laissant pousser 1m50 de végétation. La végétation n’est plus broyée jusqu’au fil de l’eau. Une bande de plantes peut ainsi se développer, elle maintient la berge par son tissu de racines et permet également le gite et couvert pour de nombreux animaux (libellules, poissons…)

Cette action menée par les agents de Seine Grands Lacs se révèle peu couteuse, nécessitant le seul achat de fibre de coco (300 €).  Les pieux d’acacia ont été récupérés sur de vieilles clôtures démontées et les pieux de saules et branchages ont été coupés sur les emprises. Les graines ayant servi au réensemencement proviennent des prairies riveraines

 

 

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