POINT SUR LA GESTION DES LACS-RESERVOIRS au 22 janvier 2018

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22/01/2018 Inondation Partager
POINT SUR LA GESTION DES LACS-RESERVOIRS au 22 janvier 2018

En conséquence de la pluviométrie intense observée depuis le 15 janvier intervenant sur des sols saturés et des niveaux en rivière déjà relativement élevés, des crues importantes se sont formées à l’amont des lacs-réservoirs. Actuellement, les maximums n’ont pas encore été observés au droit de ces ouvrages.

Les lacs stockent l’excédent de débit, conformément aux règles de gestion et permettent de maintenir un débit stabilisé à l’aval. Le volume retenu représente aujourd’hui 588 millions de m³ (69 % de la capacité totale), soit un excédent de 230 millions de m3 par rapport aux objectifs du moment. Ce matin, les débits dérivés dans les lacs étaient supérieurs à 350 m³/s et permettent une réduction de plus de 50 % des débits amont.

Pour cette crue comme pour la précédente, l’effet d’écrêtement des crues par les lacs-réservoirs se fait sentir sur l’ensemble des agglomérations situées en aval, dont celles de Troyes et Saint-Dizier et jusqu’à l’agglomération parisienne. Sur la première pointe observée le 10 janvier à Paris, l’action des lacs-réservoirs avait permis une diminution des niveaux de l’ordre de 40 cm. Le 22 janvier, ils permettent une diminution des niveaux estimés à 15 cm à Paris.

Pluviométrie

Après un premier évènement pluvieux intense sur la période du 29 décembre 2017 au 6 janvier 2018, le bassin de la Seine subit de nouvelles vagues de précipitations soutenues depuis le 15 janvier. Les précipitations sont encore en cours sur le bassin amont de la Seine ce lundi 22 janvier.

A titre d’exemple, à Langres, en amont du bassin-versant de la Marne, le cumul sur la période du 15 au 21 janvier atteint 114 mm soit l’équivalent d’un mois et demi de pluie à cette période de l’année.

Depuis le début du mois, l’ensemble des stations enregistrent un cumul très largement supérieur aux normales (de l’ordre de 1,5 à 2,5 fois la normale selon les secteurs).

 

Réaction des cours d’eau

Les cours d’eau ont fortement réagi aux précipitations, intervenant sur des sols déjà saturés, et des niveaux de rivière encore élevés après le premier épisode de crue de début janvier. Le tronçon amont de la Marne a d’ailleurs été placé en vigilance orange dès le vendredi 19 janvier, et l’Yonne amont à partir du 21 janvier.

Les débits sont encore en cours d’augmentation à l’amont des lacs-réservoirs et les pointes devraient dépasser celles observées début janvier.

En Île-de-France, les affluents franciliens ont également réagi à ces précipitations, entraînant une hausse des rivières principales. Ainsi le niveau à Paris dépasse celui observé lors de la première pointe (4,40 m ce matin, alors que le niveau n’avait pas dépassé 4,10 m lors de la crue précédente, le 10 janvier), et la hausse devrait se poursuivre dans les prochains jours selon les prévisions du SPC SMYL (service de prévision des crues).

Pour mémoire, en juin 2016, le niveau à Paris avait atteint 6,10 m et 8,62 m en janvier 1910.

 

Gestion des lacs-réservoirs

Les quatre lacs-réservoirs stockaient un volume de 505 millions de m³, le mercredi 17 janvier, soit un excédent de 168 millions de m³ par rapport aux objectifs théoriques, lié à l’écrêtement de la crue de début janvier.

Les prises destinées à maintenir un débit constant en aval des lacs-réservoirs ont été renforcées dès le 18 janvier. Le 22 janvier, les lacs-réservoirs permettent de dériver un débit total de 363 m³/s et stockent désormais un volume cumulé de 588 millions de m³. La capacité de stockage encore disponible à ce jour pour poursuivre l’écrêtement des crues s’élève désormais à 260 millions de m³.

Retrouvez le bulletin info lacs en crue n°5 du 22 janvier 2018

 

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