Les grues sont parties, les hirondelles sont arrivées…

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19/04/2019 Environnement Partager
Les grues sont parties, les hirondelles sont arrivées…

Avec les beaux jours, voici le retour des hirondelles et en particulier l’hirondelle des fenêtres. Elle rentre d’un long périple depuis l’Afrique vers les lacs tandis que les grues sont parties vers le nord de l’Europe, en particulier au bord du lac Hornborga où 19200 grues ont été comptées le 30/03/19.

Dès son retour l’hirondelle va s’affairer à construire son nid, fait de terre et de paille, il va lui falloir beaucoup de ténacité pour arriver à ses fins. En effet, il ne faut pas moins de 1000 voyages pour le constituer. En analysant certains de ces nids, on a pu aussi dénombrer jusqu’ à 2245 radicelles. L’hirondelle va pouvoir aussi réutiliser les 492 nids déjà à sa disposition sur les propriétés de l’EPTB.

Conserver les nids sur les habitations ou sur les infrastructures est important pour faciliter le retour des hirondelles. L’EPTB veille à assurer le gîte et le couvert aux hirondelles des fenêtres en préservant les nids qui sont implantés sur ses infrastructures (pont, passerelle, tour de restitution). En 2016-2017 a été conduit par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) un inventaire qui a permis de recenser au droit de 76 infrastructures propriétés de l’EPTB pas moins de 492 nids.

Le couvert (insectes) se trouve à proximité de l’eau (moustiques) ou dans les prairies riveraines des canaux (sauterelle, criquets). Certaines infrastructures sont propices à l’installation de nids. C’est notamment le cas d’une passerelle qui enjambe le canal de restitution Seine qui à elle seule abrite pas moins de 65 nids.

Afin de favoriser l’installation d’autres hirondelles, L’EPTB a installé 11 nids artificiels au droit des ouvrages des queues de retenue (tour de restitution) qui constituent d’excellents perchoirs pour la chasse en rase- motte et qui peut aussi servir d’abris.

 

nid artificiel

 

 

 

 

 

L’hirondelle des fenêtres est encore largement répandue mais ses effectifs, en France, ont baissé de plus de 40% depuis 1990, la disparition des insectes étant la première cause de cette régression, suivie par l’urbanisation qui rend la collecte de boue plus difficile.

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