L’EPTB seine Grands Lacs, partenaire de la coopération franco-chinoise dans le domaine de l’eau.

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11/12/2018 Vie de l'EPTB Partager
L’EPTB seine Grands Lacs, partenaire de la coopération franco-chinoise dans le domaine de l’eau.

Dans le cadre de l’année franco-chinoise de l’environnement, l’Agence française de développement (AFD) a co-organisé avec le Ministère chinois des Finances, une journée d’échanges intitulée « Villes éponges et résilience urbaine ».

Valéry Molet et Marc Vincent, respectivement directeur général des services et directeur général des services techniques de l’EPTB Seine Grands Lacs ont été invités à intervenir aux côtés de l’Office international de l’eau (OIEau) sur le sujet de « la gouvernance dans le cadre de la gestion intégrée de l’eau ».

Cette journée d’échanges entre experts et décideurs chinois et experts français en prévention des risques, hydrologie et urbanisme, participe du programme national chinois baptisé Sponge Cities, initié en 2015 pour revisiter la gestion de l’eau en ville.

En effet, le développement rapide de l’urbanisation en Chine et l’artificialisation des sols qui en découle ont augmenté sensiblement les effets du ruissellement et du risque d’inondation sur de nombreux territoires. Ce contexte ajouté aux effets du changement climatique a convaincu les autorités chinoises de trouver de nouvelles méthodes de gestion des eaux de ruissellement et de prévention des inondations.

Dans ce cadre, Valéry Molet a présenté l’évolution de la gouvernance de l’EPTB qui participe de l’indispensable solidarité de bassin. Il a expliqué comment une institution gestionnaire d’ouvrages implantés en amont de la zone qu’ils protègent s’est ouverte à ces territoires de l’amont en leur proposant d’entrer dans sa gouvernance.

Il a exposé les missions complémentaires de l’EPTB, à savoir d’une part l’exploitation, l’entretien et la gestion d’ouvrages à la double vocation d’écrêtement des crues et de soutien d’étiage, d’autre part l’appui à la gestion équilibrée de la ressource en eau à l’échelle du bassin amont de la Seine, via des actions de prévention des inondations, de préservation et de gestion des zones humides et de contribution à l’atteinte du bon état écologique des eaux.

Il a évoqué le projet de site pilote de La Bassée qui conjugue des objectifs hydrauliques, socio-économiques et environnementaux.

Le lendemain, Valéry Molet et Marc Vincent se sont rendu à Tianjin, quatrième ville de Chine (plus de 15 millions d’habitants) située sur le fleuve Hai.

Le bassin du fleuve Hai qui totalise une superficie de 318 000 km² et compte quelque 130 millions d’habitants, constitue l’une des zones économiques les plus développées de Chine. Mais urbanisation et industrialisation entraînent de fortes pressions sur la ressource en eau de la région.

Afin de prévenir sa raréfaction et sa dégradation rapides, le gouvernement chinois s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de protection de l’environnement et de gestion de la ressource, et a mis en place plusieurs coopérations internationales susceptibles d’améliorer ses méthodes.

Ainsi, le 21 décembre 2009, le Ministère français de l’Écologie et du Développement durable et le Ministère chinois des ressources en eau ont signé un accord de coopération destiné à renforcer et développer les échanges entre les deux pays dans le domaine de la ressource en eau.Forts de cet accord, les deux pays ont lancé en avril 2011 un projet pilote de gestion intégrée sur le bassin du fleuve Hai. Coordonné par l’OIEau, il regroupe des experts du cycle de l’eau, dont l’EPTB Seine Grands Lacs.

Le projet  vise à tester en Chine les principes de gestion par bassin, de lutte contre la pollution des eaux et de protection des écosystèmes, mis en œuvre dans l’Hexagone à partir de 1964 dans le cadre de la Loi sur l’eau de 1964. La première phase du travail a consisté à développer une compréhension mutuelle du fonctionnement des institutions et des procédures mises en place dans chaque pays.

Dans un second temps, certaines méthodes françaises jugées pertinentes par les experts et décideurs chinois ont été appliquées dans le sous-bassin de la rivière Zhou (2 100 km²). La coopération franco-chinoise a franchi une nouvelle étape en travaillant à l’élaboration d’un Plan d’action pour le Bassin de la Luan (55 500 km²).

C’est donc dans le cadre de ce projet pilote que Valéry Molet et Marc Vincent ont participé à un atelier de travail avec la Commission de conservation de la Rivière Hai.

Ils ont présenté les caractéristiques du bassin amont de la Seine et les enjeux liés aux inondations et aux sécheresses. Ils ont décrit les spécificités techniques des lacs-réservoirs et leur mode de gestion. Ont été particulièrement abordées les thématiques de la surveillance et de l’auscultation des ouvrages, les plans particuliers d’intervention, les programmes de modernisation mais également les débits écologiques et la gestion environnementale des ouvrages et de leurs emprises. L’accent a été mis sur les actions de protection des milieux, la continuité écologique, le suivi de la qualité des eaux par le laboratoire de l’EPTB ou encore la valorisation de secteurs riches en faune et en flore. Enfin, les représentants de l’EPTB ont souligné l’implication des nombreux acteurs qui participent au suivi des règles de gestion des ouvrages (services de l’État et de l’Agence de l’eau, producteurs d’eau, usagers…) ainsi que les différentes actions, notamment environnementales, mises en œuvre par Seine Grands Lacs de façon concertée avec les acteurs locaux et les associations.

Ces journées d’échanges, particulièrement enrichissantes pour tous les participants marquent le bien-fondé de la coopération franco-chinoise au sein de laquelle la problématique de la préservation des ressources devient une priorité.

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