Exploitation du lac-réservoir Marne durant la crue de la mi-mars 2019

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27/03/2019 Inondation Partager
Exploitation du lac-réservoir Marne durant la crue de la mi-mars 2019

La pluviométrie du début du mois de mars 2019, et notamment celle du 14 mars, a conduit à une augmentation importante et rapide des débits en rivière. A titre d’illustration, les pluviomètres de Saint-Dizier et Colombey-les-deux-Eglises ont enregistré un cumul de 40 à 50 mm en 7 j, dont 20 à 30 mm sur la seule journée du 14 mars.

Ces précipitations ont conduit à une augmentation rapide des débits à l’amont des ouvrages de prise d’eau en Marne et en Blaise : le débit de pointe cumulé est passé, en 3 jours, de 45 m3/s à 167 m3/s soit plus de 10 millions de litres à la minute (valeur de pointe le 17 mars).

Les prises d’eau en Marne et Blaise ont été progressivement augmentées, pour permettre un stockage net de l’ordre de 40 à 50 m3/s selon les phases de la crue.

 

Le débit de pointe en Marne à l’aval du lac réservoir est resté limité à 130 m3/s.

Il est important de noter que durant le mois de mars, le débit de référence c’est-à-dire le débit à ne pas dépasser à l’aval des installations fixé par le règlement d’eau du lac réservoir Marne est de 160 m3/s. Cette référence fixe donc l’importance des prises à réaliser dans l’action d’écrêtement des crues.

Les prises réalisées en Marne et en Blaise entre le 14 et le 20 mars ont conduit à stocker un volume de 18 millions de m3 dans le lac-réservoir Marne.

Une fois la pointe de crue passée et la décrue nettement amorcée, les débits de prise ont été progressivement réduits, et le retour sur la courbe des objectifs de gestion s’est réalisé en conservant l’ensemble des volumes stockés dans le lac-réservoir.

Le by-pass: une manœuvre qui peut interroger. Durant la crue, afin de réduire les débits transitant dans la Marne à Saint-Dizier sans pour autant consommer trop rapidement la capacité de stockage encore disponible dans le lac, un « by-pass » est organisé. Cela consiste à prélever en Marne et à faire transiter par le lac un débit supplémentaire (15 m3/s lors de la crue de mars 2019), qui s’ajoute au stockage net (40 m3/s). Ce débit de 15 m3/s est restitué à l’aval du lac réservoir pendant la crue. Cette manœuvre peut être source d’incompréhension pour le grand public qui voit un débit sortir du lac sans se douter, qu’au même instant, c’est un débit 3,5 fois plus important (soit 55 m3/s) qui entre dans le lac réservoir !

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