CRUES DE JANVIER 2018 : LA MISSION DU CGEDD ET DE L’IGA SALUE L’EFFICACITÉ DES LACS-RÉSERVOIRS

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04/02/2019 Vie de l'EPTB Partager
CRUES DE JANVIER 2018 :  LA MISSION DU CGEDD ET DE L’IGA  SALUE L’EFFICACITÉ DES LACS-RÉSERVOIRS

À la demande des Ministres de l’Intérieur et de la transition écologique et solidaire, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), et l’Inspection générale de l’administration (IGA) ont mené dès mars 2018, une mission d’inspection relative aux crues la Seine et de ses affluents, survenues en janvier 2018 sur le bassin amont.

Dans son rapport, la mission souligne fortement et à plusieurs reprises, « le rôle majeur » des lacs-réservoirs qui ont permis de dériver « jusqu’à 560 mètres cubes par seconde et stocker 500 millions de mètres cubes en janvier. » Les auteurs du rapport précisent que les ouvrages ont permis « d’abaisser le niveau de la crue de 65 centimètres à Paris, de 45 cm à Corbeil ou de 65 cm à Gournay-sur-Marne », évitant ainsi d’après l’estimation de la Caisse centrale de réassurance « 90 M€ de dommages aux seuls biens assurés liés directement au débordement, sans compter les dommages liés aux remontées de nappes, ni ceux causés aux réseaux (RER, métro, réseau de chaleur, électricité, eau potable…) ».

Au-delà de l’agglomération parisienne, le rapport de la mission remarque que « les lacs-réservoirs contribuent également à protéger les Territoires à risque important d’inondation (TRI) de l’amont du bassin, comme Auxerre, Châlons-en-Champagne, Saint-Dizier et Troyes. Il cite en exemple le lac-réservoir Seine qui « a permis de limiter à moins de 210 m3/s le débit transitant dans la ville de Troyes, alors qu’il aurait atteint un débit estimé de 323m3/s », et précise que sans l’action de cet ouvrage « il aurait été nécessaire d’évacuer plus de 3000 habitants. »

Les auteurs se félicitent également des échanges d’information qui, durant toute la gestion de la crue « ont été constants entre l’EPTB Seine Grands Lacs, la délégation de bassin de la DRIEE, les Services de prévision des crues et les Directions départementales des territoires (DDT) » et approuvent en particulier la gestion menée par Seine Grands Lacs et les Préfets concernés, en concertation avec le Préfet coordonnateur de bassin.

Pour autant, les auteurs soulignent que le dispositif actuel « parait insuffisant en ce qui concerne le bassin versant de l’Yonne, le barrage de Pannecière, très à l’amont, ne contrôlant que 2% de ce bassin. » Ils relèvent que « le projet de casier pilote de La Bassée paraît pertinent pour compléter le dispositif de prévention des inondations de la métropole parisienne ». Parmi cinq grandes propositions visant à améliorer la prévention des inondations, ils recommandent donc de « mener à bien la réalisation du projet de La Bassée et d’accompagner à cet effet la Métropole du Grand Paris (NDLR : dépositaire de la compétence GEMAPI), l’EPTB Seine Grands Lacs et l’ensemble des parties prenantes. »

Au service de l’intérêt général et de la politique de l’eau à l’échelle du bassin amont de la Seine, l’EPTB Seine Grands Lacs continue à mener les actions de prévention des inondations qui lui sont confiées, tant via l’exploitation de ses ouvrages et la réalisation du projet de La Bassée, que par les actions de culture du risque et d’information des habitants, des élus et de tous les acteurs du bassin, développées dans les Programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI) qu’il porte.

Pour prendre connaissance du rapport du CGEDD et de l'IGA dans son integralité, cliquez sur le lien suivant: RAPPORT CGEDD/IGA Tome 1  - Annexes techniques

                                                            

 

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